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2025 12 Ultra Ménestrail Matthieu D

Bonjour à tous et retour en quelques lignes sur la course du week-end : le menestrail.

C’est la première fois pour moi et Erwan mon compagnon de route que nous allons sur cette épreuve. Et à en entendre parler, c’est vraiment une course à part. Du fait de la distance et du dénivelé annoncés ainsi que de la difficulté du terrain avec de la boue, un peu de pluie, du vent et encore de la boue. Ajouter à cela un paramètre auquel nous ne sommes habituellement pas confrontés : gérer les barrières horaires extrêmement serrées.
Arrivée sur place le vendredi soir pour une petite nuit précédée d’un bon repas “spécial course” dans un restaurant bien sympa au cœur de cette belle petite cité bien atypique.
Réveil à minuit afin de se préparer ainsi que nos affaires pour un départ prévu à 0h45. Et là, premier coup de stress, nous sommes en retard et obligés de nous dépêcher sous peine de rater le départ. Ouf ! À peine sur la ligne le départ est lancé pour un périple plein d’incertitudes.
Premier pointage au point culminant de la course : la Chapelle de Bel Air (350 m) au 20ème km et 900 D+ après environ 2h45 de course. Nous pensons être dans le gros du paquet mais finalement nous nous rendons compte que nous sommes plutôt vers la fin autour de la 260ème place. Cela permet de nous économiser, mais cela incite également à accélérer le mouvement sous peine de ne pas passer les barrières.
Nous arrivons finalement à la première barrière (fixée à 6h00) qui fait également office de ravitaillement avec environ 3/4 d’heure d’avance au 35ème km. Pas le temps de traîner nous repartons aussitôt à l’assaut de la deuxième barrière horaire du 55ème kilomètre.
L’allure est bonne, nous essayons de maintenir un certain rythme, ce qui n’est pas évident du fait de l’état du terrain et de la technicité du parcours qui fatigue les organismes. Pour les connaisseurs, nous avons l’impression de faire de l’Antoinette sans arrêt à Mézières avec la boue en plus. Les jambes deviennent lourdes mais nous arrivons finalement à la deuxième barrière horaire (Hénon) avec environ trois quarts d’heure d’avance ce qui nous permet de prendre un peu plus de temps pour nous restaurer et nous changer.
Nous repartons, toujours avec Erwan environ en 110ème position sur des portions un peu moins techniques mais toujours grasses. Et nous sommes de jour, ce qui enlève une difficulté.
La dernière barrière du 80ème km paraît interminable, la fatigue et la douleur au niveau des articulations sont bien présentes. On s’encourage avec Erwan, mais les coups de moins bien sont de plus en plus présents et je n’arrive plus à m’alimenter.
Arrivé aux Halles (km 80), nous savons que ça va le faire car pour atteindre l’arrivée il nous reste environ 4h30 et 20 km à parcourir. Mais là, les vieux démons ressurgissent car j’ai des maux d’estomac et envie de vomir. Il n’y a que la soupe qui arrive à passer, mais c’est trop peu pour récupérer des forces. Je préfère rester un peu plus longtemps sur le ravito en attendant que ça passe en laissant partir Erwan. Nous allons nous retrouver à l’arrivée car on sait que le plus dur est fait.
Je finis l’épreuve à mon rythme en 15h31min en 120ème position sur 180 arrivés avec environ 50% d’abandons ce qui reflète l’exigence de la course.
Pour conclure, je dirais que l’épreuve est à la hauteur de sa réputation. Et que le parcours reste très intéressant et varié. Les barrières horaires rajoutant un challenge supplémentaire qui pimente encore plus la course.
Enfin, un grand merci à mon lapin Erwan avec qui la collaboration a encore fonctionné à merveille, nous permettant une fois de plus d’être finishers et de passer de bons moments.
Bonne lecture.
Matthieu D.

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