Bonjour à tous ! Petit retour sur ma participation à l’UTMJ – La Renarde le 04/10/2025. Avec ses 75 km et 2600 m de D+ annoncés, c’était mon premier trail de montagne et ma première tentative sur cette distance.
J’étais accompagné de Morgane, qui découvrait aussi l’événement (elle courait le lendemain la CMM de 43 km).
Le vendredi matin, nous avons pris la route à 10h00 pour 7 heures de trajet direction le Jura. Arrivés à 18h30 à Métabief pour récupérer nos dossards, nous avons ensuite filé nous restaurer et nous reposer à l’hôtel, situé à 15 minutes du départ, aux Rousses.
Jour J : Un Départ Prudent et les Premiers Ravitaillements
Jour de la course : réveil tranquille à 6h00 pour le petit-déjeuner (gâteau sport, café, banane, yaourt et jus de pomme). Départ à 8h50 pour une aventure que j’espérais achever en moins de 13h.
Je prends un départ prudent. Après le tour du Fort des Rousses, nous enchaînons chemins et singles. Les 20 premiers kilomètres (jusqu’à Morbier, 20,4 km) nous font prendre environ 750 m de D+ avant de descendre vers le premier ravitaillement. Je prends du fromage (Comté/Morbier) et de la banane ; Morgane me fait le plein d’eau, et me voilà reparti.
Jusqu’au 30e km (Bellefontaine, 27,5 km), la montée est soutenue (407 m de D+ inter- ravito), mais ça va. Au deuxième ravitaillement à Bellefontaine, je me fais plaisir avec Tucs, cacahuètes et fruits secs (disponibles au ravitaillement). Nous continuons d’accumuler 449 m de D+ sur les 10 km suivants sur des singles relativement techniques pour arriver au troisième ravito, au 37,5 km (Chapelle des Bois), après déjà 6 heures de course. C’est ici que la météo change : une pluie battante s’invite et je suis rapidement trempé. Des torrents dévalent les pentes jusqu’au ravitaillement.
Je me ravitaille à nouveau avec l'assistance précieuse de Morgane.
Le Coup de Froid à Chaux-Neuve
Nous repartons direction Chaux-Neuve (48,2 km) sur une portion plus roulante toujours sous une pluie battante, ce qui entraîne une chute des températures et donc je commence à avoir froid. Une fois à l’abri de la tente (chauffée, quel soulagement !), je change de haut avec une double couche, j’enfile un collant long pour me réchauffer. Je prends plusieurs bouillons ainsi que du fromage, des cacahuètes, du gâteau et de la banane pour reprendre des forces. Plusieurs traileurs de la Renarde et de la Franco-suisse décident déjà d’abandonner pour cause d’hypothermie.
L’Arrêt de Course Imprévu à Mouthe
Je repars en direction de Mouthe (55,8 km) pour une portion d’environ 7,6 km relativement roulante avec des faux plats descendants. Je me réchauffe bien durant cette phase. Arrivé à Mouthe, je me sens en bien meilleur état que le ravitaillement précédent.
Je prends quelques minutes pour manger un sandwich jambon-beurre (le ravitaillement propose du saucisson et du pâté en croûte, de quoi composer un bon encas), et Morgane s’occupe de me ravitailler en eau.
Et là, coup de théâtre : au moment de repartir, l’organisation nous arrête. Pour des raisons de sécurité, l’ensemble des courses est neutralisé. Les températures ont nettement chuté, et l’organisation constate trop de cas d’;hypothermie sur le sommet du Mont d’Or (le point culminant français du parcours).
La course se termine là pour moi, à moins de 20 km de l’arrivée. Une frustration légitime s’installe, car je me sentais bien et prêt à affronter la dernière difficulté, la montée vers le Mont d’Or et la descente vers Métabief. Mais la sécurité passe avant tout.
Finisher de Cœur et Relais d’Assistance
Je retourne à Métabief en voiture avec Morgane et Corentin, un camarade Nantais avec qui j’ai couru les 10 derniers kilomètres, pour lui éviter d’attendre la navette de retour. Nous allons boire une bière pour “terminer” cette course.
Après un repas bien mérité à Métabief, nous rentrons à l’hôtel pour préparer la course de demain : la CMM de Morgane. Je passe à mon tour en mode assistance.
Je suis content d’avoir participé à ce trail pour de multiples raisons : l’organisation au top, la gentillesse des bénévoles, le nombre et le choix des ravitaillements, les paysages magnifiques des Montagnes du Jura, les encouragements de l’ASPTT Fougères et l’assistance sans faille de Morgane tout au long de la course.
Moins d’une semaine après, aucune blessure. Le corps a repris ses habitudes, avec même une course de récupération avec l’équipe du jeudi ASPTT dans la bonne humeur pour raconter ce beau week-end.