On est dimanche 5 octobre et c’est à mon tour d’aller découvrir le trail en montagne ! Après avoir accompagné et assisté Jérémy sur sa course la veille, je me prépare pour aller arpenter les 40km et 1000m de D+ annoncés pour la CMM.
Nous sommes rentrés assez tard la veille et entre la pluie, le froid et les quelques km avalés pendant la course de Jérémy, le réveil est plutôt difficile.
Le départ est prévu à 8h mais je suis vague 3 donc décalé à 8h20, avec la pluie déjà présente et le froid ça laisse le temps de se refroidir malgré les couches de vêtements prévues (technique de l’oignon !).
L’ambiance est top, le décompte est lancé et à 8h20 nous partons pour les 14 premiers kilomètres en direction de Chaux-neuve le premier ravito. Je pars doucement car j’ai l’habitude de m’emballer sur le départ des courses et de me cramer rapidement ! Pendant 10 km on enchaîne les petites montées et courtes descentes, ce qui casse déjà bien les jambes et nous commençons doucement à apprécier la boue qui s’invite sur le terrain.
Une fois passé cette première difficulté, le terrain est très roulant jusqu’au ravito, ça grimpe par moment mais les descentes sont plus longues et permettent de dérouler facilement sur des chemins très larges jusqu’ici.
Je croise Jérémy très régulièrement sur le parcours qui longe une route donc très facile d’accès pour les accompagnateurs et supporters ! J’arrive rapidement à Chaux-neuve et attends Jérémy qui pensait avoir largement le temps d’arriver mais ce n’est pas toujours évident de se garer. Je mange rapidement (du comté et un bout de banane) et Jérémy me ravitaille en eau et en boisson iso pour tenir jusqu’au prochain ravito à Mouthe.
Je repars confiante, Jérémy m’a indiqué que c’était plutôt roulant jusqu’à Mouthe mais sa mémoire était défaillante car nous attaquons par une très longue montée…! Le reste est tout de même assez roulant au final, nous passons par des coins de forêt où la boue est très présente, ça glisse beaucoup et dans une descente je glisse et chute vers l’avant ! Rien de méchant, j’ai chuté doucement mais je termine avec les genoux et les mains pleines de boue, pas de douleurs à déclarer mais je fais attention pour ne pas me faire mal sur ce terrain là.
Une douleur au fessier se réveille et me gêne sur terrain plat et en montée, pas évident mais je continue d’avancer. J’arrive à Mouthe après 22km environ et je retrouve Jérémy, je mange un peu : du comté toujours + une pâte de fruit que j’avais en poche, et me ravitaille en eau avant d’attaquer la montée vers le Mont d’Or. Je ne traîne pas trop et repart assez rapidement vers le 3ème ravito aux Granges Raguin. On ne nous avait pas menti, ça monte tout le long, très peu de plats mais quelques descentes qui permettent de souffler un peu !
Ca finit par descendre vers le 3ème ravito et on enchaîne avec un peu plus de plat et de faux-plat, pas forcément le mieux pour moi avec ma douleur toujours présente mais je prends quelques pauses pour marcher et je m’accroche.
Je retrouve Jérémy au dernier ravito, je prends un petit bouillon qui fait du bien mais très salé, toujours un bout de comté et ça va me jouer des tours pour la suite ! Je ne traîne pas et repars direction le Mont d’Or et Métabief.
On enchaîne montées et descentes boueuses tout le long jusqu’au Mont d’Or et je sens que je fatigue, je ne réfléchis pas trop sur le coup et mange un peu plus que prévu pour terminer la course (compote et saucisson entre autres). J’arrive au Mont d’Or et je sais qu’une fois passé cette étape ça ne fera que descendre jusqu’à l’arrivée et avec ma douleur toujours présente c’est une bonne chose pour moi ! Je me sens toujours un peu faible donc je prends un dernier gel pour assumer les 5km qu’il me reste à parcourir même s’il s’agit principalement de descente.
Une dernière montée à grimper, le gel fait son effet car je me sens un peu mieux et j’en profite pour passer un coup de téléphone à Jérémy et lui raconter mes petits malheurs.
J’arrive en haut avec une vue à couper le souffle, on voit Métabief en bas, c’est la dernière ligne droite et ça descend, le must pour moi et ma douleur qui ne m’a toujours pas quittée.
Je déroule jusqu’à l‘arrivée, doublant plusieurs personnes et je rattrape un peu de retard pris sur les derniers kilomètres, ça glisse toujours et la ligne droite de l’arrivée est un vrai champ boueux mais je passe l’arche d’arrivée après 43km et Jérémy qui m’attends au bout !
C’était une superbe expérience, une organisation au top et une course qui reste familiale à ce jour. Des bénévoles extras et l’assistance sans faille de Jérémy ont rendu la course vraiment extra malgré les quelques difficultés rencontrées. La météo était plutôt clémente pour nous même si je n’ai enlevé aucune couche du départ à l’arrivée à l’exception des gants et d’un tour de cou qui me servait contre le froid autant que la pluie. Le vent était présent tout du long et en altitude d’autant plus mais nous avons eu le droit à un peu de soleil contrairement au samedi.
Le seul gros bémol, qui aurait pu me coûter plus cher sur la fin de course, c’est une mauvaise gestion de mon alimentation, une première fois pour moi mais je n’ai rien mangé de très solide (plutôt du gras avec le saucisson et le fromage d’ailleurs !) et même si j’avais des barres à portée de main, elle ne me donnait pas envie du tout et je n’avais pas eu le réflexe de prendre des gâteaux secs ou du pain sur certains ravitos. Je pense que mon petit moment de faiblesse était dû à ça, ça me servira de leçon pour les prochaines !